La qualité de l'air intérieur (QAI) est devenue un enjeu de santé publique majeur pour les Établissements Recevant du Public (ERP). Avec un cadre réglementaire renforcé, les gestionnaires d'établissements sont tenus de garantir un environnement sain pour les usagers et le personnel. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des risques sanitaires et juridiques importants. Cet article détaille la réglementation en vigueur et présente les solutions pour y répondre efficacement, en transformant une contrainte légale en un véritable levier de performance et de confiance.

Une mauvaise qualité de l'air intérieur a des conséquences directes et mesurables. Selon l'Anses, la pollution de l'air intérieur serait responsable de près de 20 000 décès par an en France, avec un coût annuel estimé à 19 milliards d'euros.
Les polluants, d'origines diverses, s'accumulent dans les environnements fermés :
L'exposition à ces polluants peut provoquer des symptômes variés, allant de la simple gêne (maux de tête, fatigue, irritation) à des pathologies chroniques graves comme l'asthme, les allergies respiratoires ou des maladies cardiovasculaires.
Pour les populations les plus fragiles (enfants, personnes âgées, malades), les risques sont encore plus élevés.
Face à cet enjeu de santé publique, la législation française s'est progressivement durcie. Initiée par la loi Grenelle II en 2010, l'obligation de surveillance de la QAI dans certains ERP a été renforcée par les décrets du 27 décembre 2022, applicables depuis le 1er janvier 2023.
Ce nouveau dispositif impose une démarche de surveillance structurée et continue, visant une amélioration constante de la qualité de l'air.
La réglementation s'applique de manière progressive. Sont notamment concernés :
La réglementation impose aux gestionnaires d'ERP une surveillance en quatre étapes clés :
Se conformer à la réglementation et assurer un air de qualité passe par une approche globale et professionnelle.
La ventilation est le premier levier d'action. La crise sanitaire du COVID-19 a rappelé son rôle essentiel pour diluer les polluants et limiter la transmission des agents infectieux aéroportés.
Il est indispensable de s'assurer du bon fonctionnement et de l'entretien régulier des systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) et de ne jamais obstruer les grilles d'aération.
L'installation de capteurs de CO2 est désormais une obligation et un outil précieux. Ils permettent de suivre en temps réel le niveau de confinement d'un local et d'agir rapidement (par exemple, en aérant) lorsque les seuils recommandés sont dépassés.
La complexité de la réglementation et la technicité des interventions requièrent une expertise spécifique. Un professionnel de l'hygiène de l'air vous accompagnera pour :
En conclusion, la gestion de la qualité de l'air intérieur en ERP est une démarche proactive qui va bien au-delà de la simple conformité réglementaire. C'est un investissement pour la santé et le bien-être des occupants, un gage de sérieux pour votre établissement et un facteur de performance sur le long terme.
